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Programme national

Un service public qui écoute, comprend et agit — dans la langue du citoyen

Les services publics numériques supposent que le citoyen sait lire, écrire, chercher en ligne, utiliser une application et comprendre le français administratif. Des millions de Congolaises et de Congolais ne remplissent pas une ou plusieurs de ces conditions. CONGO VOICE AI OS inverse le modèle : le citoyen parle, le système comprend, oriente, escalade vers un humain, enregistre et apprend.

Pilote — préparation du déploiement nationalGratuit pour les citoyensFinancé par l'État, les bailleurs et les ONG

Le problème

Trois services essentiels, hors de portée de ceux qui en ont le plus besoin

La santé, l'agriculture et l'éducation sont les trois domaines où l'appui change le plus la vie d'un ménage. Ce sont aussi ceux dont l'accès numérique est le plus inégal. Chaque contrainte de terrain a été traduite en exigence technique.

Réalité de terrainConséquence pour la conception
La majorité des ménages ruraux utilise un téléphone simpleL'appel vocal et l'USSD sont obligatoires, pas optionnels
Couverture 2G fréquente, 3G/4G irrégulièreAudio compressé, application qui fonctionne hors ligne, file d'attente locale
Électricité intermittenteSessions reprises là où elles se sont arrêtées, réponses courtes
Faible littératie et faible confiance numériqueLa voix est l'interface principale ; aucun menu au-delà de deux niveaux
Le mélange des langues est la normeLe traitement gère une phrase qui passe du lingala au français
Les téléphones sont partagés dans le ménageL'identité n'est pas le numéro ; confirmation légère à chaque session

La réponse

Une infrastructure en cinq couches, pas une application de plus

Le service n'est pas un agent conversationnel. C'est un système d'exploitation de service public : il écoute, comprend, classe, oriente, escalade, enregistre, apprend et donne aux institutions de quoi décider.

01

Couche canaux

Appel vocal, WhatsApp, USSD, SMS, application web et guichet assisté. Une seule identité citoyenne quel que soit le canal.

02

Couche langue

Détection de la langue, transcription, traduction, simplification et synthèse vocale pour cinq langues, y compris la parole mélangée.

03

Couche agents

Des agents spécialisés — langue, santé, agriculture, éducation, risque, workflow, rapports, personnalisation — coordonnés par un orchestrateur déterministe.

04

Couche cas et suivi

Escalade vers les relais communautaires, les agents agricoles et les enseignants, avec délais de prise en charge et relances.

05

Couche intelligence

Tendances régionales, alerte précoce sur les épidémies et les ravageurs, lacunes d'apprentissage, tableaux de bord pour l'État et les ONG.

Le parcours

Ce qui se passe quand une personne appelle

  1. 1

    Elle parle dans sa langue

    Aucun formulaire, aucun menu long. La personne décrit sa situation comme elle le dirait à un voisin, en lingala, kikongo, kiswahili, tshiluba ou français, même en mélangeant.

  2. 2

    Le système comprend et répond

    La demande est transcrite, comprise et traitée par le service concerné. La réponse dit ce qui a été compris, le niveau de risque, ce qu'il faut faire, et le degré de certitude du système.

  3. 3

    Un humain prend le relais si nécessaire

    Un signe de danger, un doute ou une demande explicite ouvre un cas assigné à un relais communautaire, un agent agricole ou un enseignant, avec un délai de prise en charge suivi.

Chiffres de la plateforme

Ce que la plateforme a traité à ce jour

Chiffres issus de l'environnement de démonstration en cours de préparation du pilote. Ils seront remplacés par les volumes réels dès l'ouverture dans les provinces pilotes, et publiés avec leur définition et leur dénominateur.

Échanges traités
4
Toutes langues et tous canaux confondus
Provinces actives
1
Sur les 26 provinces du pays
Langues servies
5
Français, lingala, kikongo, kiswahili, tshiluba
Services
3
Santé, agriculture, éducation

Le programme publie ses indicateurs avec leur définition, leur période et leur règle de suppression des petits effectifs. La mesure de référence n'est pas le nombre de messages, mais le nombre de démarches abouties : une orientation comprise, une escalade prise en charge, une action agricole engagée, une notion scolaire acquise.

Limites assumées

Ce que le service ne fait pas

Un service public doit être aussi clair sur ses limites que sur ses promesses. Ces limites sont inscrites dans le code, pas seulement dans la communication.

  • Il n'établit pas de diagnostic et ne prescrit aucun traitement soumis à ordonnance.
  • Il ne remplace ni un médecin, ni un agronome, ni un enseignant.
  • Ce n'est pas un service d'urgence : il oriente vers la structure de soins la plus proche.
  • Il ne garantit aucun prix de marché : il indique la source, le marché et la date.
  • Il ne recommande aucun produit chimique absent du registre des intrants autorisés.
  • Il ne prend aucune décision d'éligibilité, de sanction ou de surveillance sur une personne.
  • Il n'entraîne aucun modèle tiers sur des données identifiables sans consentement dédié.
  • Il n'exige ni adresse e-mail, ni smartphone, ni lecture, ni connexion permanente.

Bénéfices

Ce que le programme change, pour chacun

Pour le citoyen

Une réponse pratique dans sa langue, en quelques minutes, depuis n'importe quel téléphone. Un humain joignable quand la situation est sérieuse. Aucun frais.

Pour les agents de terrain

Des cas qui arrivent avec le résumé, l'enregistrement d'origine, la traduction, le niveau de risque et l'historique — au lieu d'un appel sans contexte.

Pour les institutions

Une vision par province de la demande réelle, des risques qui montent et des délais de prise en charge, avec des exports vérifiables pour les rapports de programme.

Déploiement

Une montée en charge par étapes, derrière des seuils de qualité

Aucune langue n'est ouverte dans un module tant qu'elle n'a pas franchi ses seuils de qualité — taux d'erreur de transcription, exactitude d'intention, et surtout rappel des situations d'urgence en santé, où un faux négatif est inacceptable. Une langue qui repasse sous le seuil est automatiquement ramenée à un mode guidé, avec des messages enregistrés par des locuteurs natifs.

  1. Fondations — identité, sessions, journal d'événements, passerelle IA, français et une langue nationale, WhatsApp et appel vocal.
  2. Modules et pilote — protocoles de santé, agriculture avec analyse d'image, éducation, gestion des cas, escalade, tableau de bord national, dans deux provinces.
  3. Intelligence — score de risque, détection de foyers, moteur de rapports, boucle d'apprentissage des langues, reconnaissance vocale adaptée aux langues peu dotées.
  4. Couche institutionnelle — accès multi-organisations, exports, USSD et SMS, suivi provincial étendu.
  5. Échelle nationale — hors ligne approfondi, intégration télécom, transfert vers centre d'appel, interopérabilité santé, nœud de données hébergé au pays.

Vous représentez un ministère, un bailleur ou une ONG ?

Le programme peut être présenté avec ses tableaux de bord, ses garde-fous de sécurité et son modèle de coût par interaction.